Dans un monde de plus en plus préoccupé par les enjeux environnementaux, le choix entre le support papier et le numérique dans les opérations de communication et de marketing devient de plus en plus important. Easycom vous invite à explorer cette question brûlante : le numérique est-il réellement plus écologique que le papier ?

Comment se mesure l'impact environnemental ?                     

Les impacts sur le réchauffement climatique et l’environnement

Lorsqu'on constate l'impact du numérique sur le réchauffement climatique et l'environnement, il devient évident que cette transition n'est pas exempte de conséquences environnementales.

  • Les centres de données, qui stockent et traitent nos données numériques, ont un appétit insatiable en énergie. Cette demande énergétique est souvent satisfaite par des sources non renouvelables, contribuant ainsi aux émissions de gaz à effet de serre. En parallèle, la demande en énergie pour alimenter les centres de données numériques ne cesse de croître, entraînant une utilisation accrue de combustibles fossiles et des émissions de gaz à effet de serre supplémentaire.
  • La production et le remplacement fréquent des appareils électroniques, comme les smartphones et les ordinateurs, génèrent d'énormes quantités de déchets électroniques. Leur fabrication nécessite des ressources naturelles précieuses, notamment les métaux rares, qui sont extraits de manière intensive, entraînant ainsi la dégradation des écosystèmes. Les appareils obsolètes, souvent jetés, contribuent aux montagnes de déchets électroniques non recyclés. Ces déchets contiennent des substances toxiques qui peuvent contaminer les sols et les cours d'eau.

Bien que le numérique puisse sembler plus propre que le papier à première vue, il est essentiel de reconnaître qu'il a un impact significatif sur notre climat et notre environnement, nécessitant une réflexion approfondie sur la manière dont nous pouvons atténuer ces conséquences tout en continu.

Le numérique, vraiment écologique ?

Papier vs numérique

État des lieux du numérique

En France, le numérique génère des chiffres alarmants en matière de pollution. Selon le rapport de l'Ademe et Green IT, en 2020, chaque utilisateur français utilisait en moyenne 11 à 15 appareils, contre 8 dans le reste du monde. Un autre constat préoccupant révèle que 88 % des Français changent de téléphone portable alors que l'ancien fonctionne encore. Ces chiffres illustrent l'ampleur de la consommation énergétique engendrée par notre utilisation du numérique, un impact cumulé par des millions d'utilisateurs.

Au niveau mondial, la pollution numérique prend forme dans le monde réel. L'exploitation de mines pour les composants électroniques détruits des rivières au Brésil, tandis que des décharges à ciel ouvert au Congo accueillent des appareils numériques usagés. En Chine, on retrouve des centaines de milliers de personnes affectées par des cancers dus à l'extraction des terres rares nécessaires à l'industrie numérique. Autre point noir du digital : les câbles sous-marins, essentiels au fonctionnement d'Internet, ont un impact environnemental significatif, et représentent 28 % des émissions de gaz à effet de serre dues à notre consommation numérique.

Parions que l’avenir pourrait continuer à n’être pas très green. Le déploiement de la 5G augmentera considérablement l'empreinte carbone du secteur numérique en France d'ici à 2030, selon une étude du Haut Conseil pour le climat.

Les principales sources de pollution numérique      

La pollution numérique découle de trois sources principales :

  1. Les utilisateurs avec leurs équipements informatiques, contribuent à la pollution dès la fabrication, le transport, le conditionnement, et la fin de vie de ces appareils. Chaque année, environ 2 millions de tonnes de déchets électroniques s'accumulent.
  2. Les centres de données, comme les datacenters, exigent d'énormes ressources pour leur conception et leur alimentation. Un data center de 10 000 m² consomme autant d'électricité qu'une ville de 50 000 habitants, représentant 3 % de la consommation énergétique mondiale.
  3. Les comportements des internautes ont également un impact considérable. Par exemple, l'envoi d'un e-mail génère 0,3g de CO₂, et à l'échelle mondiale, près de 294 milliards d'e-mails sont échangés quotidiennement. Nombreuses actions apparemment anodines, comme la consommation de vidéos en streaming, les appels en visioconférence, ou l'utilisation de la 4G, génèrent d'importantes émissions de CO₂.

Cependant, malgré ces défis, des solutions existent pour réduire la pollution numérique sans nuire à l'efficacité et à la productivité, notamment dans le contexte professionnel.

L'impression éco-responsable, est-ce possible ?

Papier vs numérique

L'impression éco-responsable est tout à fait possible. Plusieurs méthodes et pratiques permettent de réduire l'impact environnemental de l'impression.

  • Tout d'abord, choisir des encres à base d'eau ou végétales, plutôt que des encres à solvants, diminue les émissions de composés organiques volatils (COV). Les technologies modernes d'impression réduisent également la consommation d'encre et de papier.
  • La communication print peut réduire considérablement son impact environnemental en adoptant des pratiques essentielles. Bien cibler ses destinataires à chaque envoi papier permet par exemple d'éviter des envois inutiles.
  • Le choix du papier a également un impact environnemental. Optez pour du papier produit localement. Le papier certifié et labellisé, issu de forêts gérées durablement, ainsi que le papier recyclé, représentent des alternatives particulièrement intéressantes et contribuent à la préservation des forêts.
  • Le print management, qui optimise la gestion des impressions, permet de réduire les déchets. La numérisation des processus d'impression réduit également la consommation de papier.
  • Les politiques d’entreprise ont également un rôle à jouer. Les entreprises peuvent encourager l'impression recto-verso, favoriser les documents électroniques et mettre en place des politiques d'impression éco-responsables. Par exemple, en fin de vie, le recyclage des équipements d'impression, y compris les cartouches d'encre vides, contribue à éviter les déchets électroniques.

L'impression éco-responsable repose sur des choix consciencieux tout au long du processus, de la conception à l'élimination. Elle permet de réduire la consommation de ressources, les déchets et les émissions de CO₂, tout en contribuant à la préservation de l'environnement.

Les bons gestes pour une communication numérique éco-responsable

Adopter une communication responsable et une meilleure gestion de nos équipements numériques repose sur des actions simples, mais efficaces qui peuvent limiter la pollution numérique, comme par exemple :

  • Trier ses e-mails en supprimant les messages inutiles, y compris les spams, réduit la quantité de données stockées dans des centres de données énergivores.
  • Éviter de stocker trop de données sur le cloud est une autre mesure importante. Transférer des données sur Internet consomme deux fois plus d'énergie que de les stocker sur des serveurs pendant un an.
  • Privilégier le stockage local, comme une clé USB ou un disque dur externe, est moins énergivore.
  • Réduire les pièces jointes dans les e-mails et limiter le nombre de destinataires contribue également à réduire l'empreinte carbone.
  • Naviguer sur Internet de manière éco-responsable implique l'utilisation de moteurs de recherche qui compensent leur impact carbone, la fermeture des onglets inactifs, et le visionnage de vidéos en qualité adaptée à l'écran.
  • Privilégier le Wi-Fi au lieu de la 4G, opter pour des appels au lieu de visioconférences, et choisir un hébergement web vert avec des centres de données alimentés par des énergies renouvelables sont des choix judicieux.
  • Privilégier la musique téléchargée et les plateformes de streaming audio, taper directement les adresses des sites web, éteindre les ordinateurs en veille, opter pour des équipements reconditionnés, et déconnecter les appareils la nuit sont autant de gestes éco-responsables pour une consommation numérique plus respectueuse de l'environnement.

En adoptant ces pratiques, votre communication numérique peut devenir plus respectueuse de l'environnement tout en maintenant son efficacité.

Le débat entre le papier et le numérique en matière d'écologie reste complexe. Si le numérique offre des avantages en termes de réduction de consommation de papier, il pose également des défis environnementaux considérables. Easycom vous encourage à réfléchir à ces enjeux et à adopter des pratiques responsables, que ce soit dans le monde du papier ou du numérique.

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